Une usine du futur pourtant bien ancree dans le passe
Total Ertvelde recompensee de son premier titre de factory of the future
Tout le monde connaĂźt la marque Total, que ce soit pour un arrĂȘt sur la route pour faire le plein, ou comme fournisseur dâĂ©nergie. Pourtant, peu savent que le fleuron de la production, de la logistique et de lâanalyse des lubrifiants de ce groupe français se trouve sur notre territoire. Les Français appellent ce site âLa Vitrineâ sur le canal Gand-Terneuzen, ce qui traduit le rĂŽle pionnier que les Petits Belges y ont jouĂ© depuis 30 ans, une histoire de croissance dans laquelle non seulement la technologie ainsi que lâhomme jouent un rĂŽle de protagoniste. Ce dĂ©sir effrĂ©nĂ© de faire toujours mieux se traduit aujourdâhui par un premier prix FoF.
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voyage dans le temps
Moments-clĂ©s de lâhistoire
Pour mieux comprendre lâhistoire des huiles lubrifiantes Ă Ertvelde, il faut remonter au dĂ©Âbut du 20e siĂšcle, une pĂ©riode oĂč lâindustrie mĂ©canique belge a connu un essor sans prĂ©ÂcĂ©dent et oĂč la demande en huiles lubrifiantes et en carburant a fortement augmentĂ©. Dans ces conditions de marchĂ© favorables, de nomÂbreux entrepreneurs ont commencĂ© Ă sâintĂ©resser Ă lâextraction et/ou au raffinage, comÂme Joseph Waterkeyn, un entrepreneur anversois aux projets ambitieux de construction dâune raffinerie Ă Ertvelde. Elle ne sera conÂstruite, pour des raisons logiques, quâen 1918. Et elle sera le fondement des acÂtivitĂ©s qui sây dĂ©roulent toujours. Dans lâhistoire du site Total dâErtvelde, il y a pluÂsieurs moments-clĂ©s - la prise de contrĂŽle par Fina en 1923, le bombardement alliĂ© de 1945 ou lâacquisition de Petrofina par Total en 1999 - mais lâintervention qui aura le plus dâimpact sur lâhistoire et le futur du site dâErtvelde aura lieu en 1991 avec le lanÂcement de lâUsine Nouvelle.
LâUsine Nouvelle
Peter De Jonghe, directeur de lâusine de Total Ertvelde: âLes investissements et les risques consentis, câest de la folie aux yeux des hommes dâaffaires dâaujourdâhui. Le constructeur disposait certainement dâun Ă©norme budget pour ce qui allait devenir le fleuron de la compagnie pĂ©troliĂšre, et nous en rĂ©coltons encore les fruits aujourdâhui. Lors du dĂ©marrage de cette Usine Nouvelle, nous avons rĂ©ussi Ă anticiper lâautomatisation de maniĂšre presque visionnaire, entre autres en mettant en place une base de donnĂ©es Ă partir de laquelle lâusine pouvait ĂȘtre contrĂŽlĂ©e (voir plus loin). De tels concepts peuvent maintenant sembler beaucoup plus courants et nâont plus ce cĂŽtĂ© inĂ©dit; en 1991, cependant, câĂ©tait vraiment du jamais vu. Il faut savoir quâau dĂ©but des annĂ©es 1990, lâordinateur nâĂ©tait pas vraiment bien ancrĂ©, alors que cette usine fonctionnait dĂ©jĂ entiĂšrement sur des systĂšmes informatiques.â
âCompte tenu de la puissance de calcul limitĂ©e Ă lâĂ©poque, on utilisait diffĂ©rents ordinateurs qui devaient communiquer entre eux, en plus des anciens automates Siemens S5â, ajoute Kristof Vermeire, ancien directeur de la production et actuel adjoint de De Jonghe. âIl va sans dire que ces multiprocesseurs sont dĂ©sormais largement dĂ©passĂ©s en termes de puissance de calcul par les nouveaux S7 et le systĂšme dâexploitation MES, qui permettent de contrĂŽler lâensemble du site Ă partir dâun serveur central.â
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Networked Factory
Structure de la base de données
Bien que la base de donnĂ©es originale ait Ă©tĂ© renouvelĂ©e il y a un certain temps, sa structure est restĂ©e la mĂȘme quâauparavant. Câest dâailleurs un peu Ă cette structure que lâusine doit son succĂšs. âLa structure de la base de donnĂ©es, mise en place Ă lâĂ©poque par le Français Courbon, aujourdâhui plus connu sous le nom dâActemium, est la raison pour laquelle, mĂȘme aujourdâhui, tous les processus sont rĂ©ellement liĂ©s: le laboratoire, la rĂ©ception des produits jusquâau remplissage lui-mĂȘme. Tout est ancrĂ© dans notre appareil de productionâ, explique M. Vermeire. âDans ce systĂšme, on ne peut guĂšre faire dâerreurs humaines, car tout est testĂ© par lâautomatisation sous-jacente. Cela nous permet dâaller trĂšs loin en matiĂšre de traçabilitĂ©, p. ex. Tout ce qui sâest passĂ© ou est prĂ©vu peut ĂȘtre parfaitement suivi. De plus, il existe encore des champs disponibles aujourdâhui, ce qui nous permet aussi Ă lâavenir de greffer de nouvelles possibilitĂ©s sur le systĂšme dâusine dâorigine.â
Advanced Manufacturing Technologies
Dâun lot Ă lâautre toujours plus vite
Les types de moteurs Ă©voluent, tout comme la complexitĂ© des huiles de lubrification. Cette Ă©volution du marchĂ© a Ă©galement des consĂ©quences sur lâapproche de lâUsine Nouvelle.
âIl y a plus de composants par formule, par opposition Ă de plus petites quantitĂ©s par produit finalâ, explique M. Vermeire. âNous devons donc pouvoir passer plus rapidement dâun petit lot Ă lâautre afin dâapprovisionner rapidement le client. Lâavantage, cependant, est que nous disposons dâune trĂšs bonne usine pour cela. Si nous voulons produire rapidement et beaucoup, nous utilisons les grands mĂ©langeurs. Pour les plus petits lots, nous utilisons un mĂ©langeur de 5 tonnes, mais comme nous devons constamment relever le dĂ©fi des pĂ©riodes de transition, nous sommes Ă©galement en mesure de produire jusquâĂ 35 produits de qualitĂ© diffĂ©rente par jour. Bien que le plan et lâingĂ©nierie de ce concept datent encore de la vieille usine.â
De Jonghe: âQuand on sait que lâUsine Nouvelle a Ă©tĂ© construite pour la production dâune centaine de formules diffĂ©rentes, et que nous sommes maintenant presque trois fois plus nombreux, et que les spĂ©cifications des produits sont Ă©galement beaucoup plus strictes, vous aurez une idĂ©e des amĂ©liorations majeures que nous avons apportĂ©es. Dans le domaine du First Time Right, Total Ertvelde flirte avec un taux de 97%, et les pertes & fuites (pertes de production) ont Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©duites de 1,2 million dâeuros par an. Ceci a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© - malgrĂ© la frĂ©quence de commutation Ă©levĂ©e entre les petits lots - en rinçant moins, mais plus efficacement entre 2 lots.
Focus sur lâautomatisation
Lorsquâune entreprise traverse une pĂ©riode dâinnovation, une certaine rĂ©sistance de la part des opĂ©rateurs conservateurs semble inĂ©Âvitable. Cependant, dans lâUsine Nouvelle, oĂč les systĂšmes automatisĂ©s Ă©taient prĂ©sents dĂšs le dĂ©but, lâautomatisation nâest jamais interrompue, mais plutĂŽt mise en Ćuvre de façon rĂ©guliĂšre. âNos collaborateurs savent maintenant que nous nous tournons trĂšs souvent vers lâautomatisation lorsque nous faiÂsons des investissementsâ, explique M. VerÂmeire. âConformĂ©ment Ă notre politique dâinvestissement, la tĂąche dâun technicien ou dâun opĂ©rateur doit ĂȘtre axĂ©e sur le contrĂŽle de la qualitĂ©, la fourniture de composants ou la surveillance des processus. Etant donnĂ© que presque tous les processus, tels que le pompage des fluides ou les formules de mĂ©lange, sont dĂ©jĂ pratiquement automatiques, peu dâinterventions manuelles sont nĂ©cessaires au final. Mais ils connaissent notre parcours.â
Human Centered Organisation
Des mini-entreprises pour plus dâimplication
Etant donnĂ© la rapiditĂ© avec laquelle les nouvelles technologies sâenchaĂźnent, on comprend que lâadaptation de nouveaux processus automatiques nâa rien dâune sinĂ©cure. Câest pourquoi des âmini-entreprisesâ ont Ă©tĂ© créées. âComme le nom lâindique, il sâagit en quelque sorte de âpetites entreprisesâ dans lesquelles nous regroupons diffĂ©rents profilsâ, explique M. Vermeire. âNous voulions ainsi inviter nos travailleurs Ă rĂ©flĂ©chir Ă la maniĂšre dont nous pourrions automatiser encore davantage certains processus, afin de pouvoir Ă©liminer complĂštement lâerreur humaine sur le long terme.â â â Au dĂ©but, il nây avait quâun trafic Ă sens unique dans ces mini-entreprises, dans lesquelles le transfert de connaissances Ă©tait unilatĂ©ralâ, reconnaĂźt De Jonghe. âPeu Ă peu, cependant, une certaine confiance sâest instaurĂ©e, et les gens ont commencĂ© Ă remetÂtre en question leur propre poste de travail. Et Ă juste titre, car la connaissance des procesÂsus est lĂ , et les opĂ©rateurs sont les mieux placĂ©s pour identifier le potentiel dâamĂ©lioration. En fin de compte, les concertations dans les mini-entreprises vont mĂȘme jusquâĂ lâimplication, dans le cas de nouveaux investissements, de notre personnel dans le choix des installations et des fournisseurs. Le fait que cette approche ait non seulement rĂ©duit la rĂ©sistance Ă lâautomatisation, mais aussi accru lâimplication et le sens de lâinitiative, profite Ă©normĂ©ment Ă notre opĂ©rationâ, dĂ©clare De Jonghe. âPas plus tard que lâannĂ©e derniĂšre, nous avons dĂ©cidĂ© dâinstaller des solutions de robotique, et nous avons remarquĂ© que tant notre personnel technique que les opĂ©rateurs souhaitaient acquĂ©rir les nouvelles compĂ©tences requises pour cette technologie. De plus, sous le nom de Better Together, nous avons aussi un plan dâoptimisation pour sauvegarder les acquis des employĂ©s et les armer pour lâavenir automatique et numĂ©rique. Il est Ă©galement crucial de mettre en place un plan de carriĂšre pour se profiler davantage comme une usine centrĂ©e sur lâhomme.â

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Factory of the Future
âUn exemple dâautomatisation et de technologie innovanteâ, selon le commentaire final des juges de Factory of the Future. Dans lâensemble, toute lâorganisation - tant les cadres que le personnel technique - a passĂ© 5 ans Ă travailler sur le processus prĂ©liminaire du programme Factory of the Future. Dans un premier temps, sous le volet âoperational excellenceâ, afin de limiter les pertes et les fuites et dâaugmenter le First Time Rightâ, explique De Jonghe. âDe lĂ , nous avons poursuivi le processus au moyen dâexercices Kaizen et SMED (Single Minute Exchange of Die) afin dâaffiner la politique dâinvestissement et dâaccroĂźtre la participation via les mini-entreprises.â
Selon le directeur de lâusine et son adjoint, les futurs investissements porteront sur deux domaines: la numĂ©risation par les donnĂ©es et la durabilitĂ©. La trajectoire de ce deuxiĂšme point a dĂ©jĂ Ă©tĂ© entamĂ©e il y a quelques annĂ©es, bien avant que lâentreprise nâenvisage dâĂȘtre reconnue Factory of the Future.
Eco Factory
Limiter la consommation
âUn premier audit Ă©nergĂ©tique en 2015 nous a servi de base pour lâĂ©laboration dâun plan dâaction. Nous avons vite compris que pluÂsieurs points dâattention pouvaient ĂȘtre optimisĂ©s, mais il fallait rĂ©ussir Ă Ă©tablir la bonne chronologie. La premiĂšre grande Ă©tape a conÂsistĂ© Ă mettre en place un systĂšme de surveillance de lâĂ©nergie, dont les donnĂ©es proviennent de 35 points de mesure sur le site. Nous avons ainsi obtenu une image trĂšs prĂ©cise de la consommation de vapeur, dâĂ©lectricitĂ©, dâair comprimĂ© et dâeauâ, exÂplique le directeur de lâusine, et M. Vermeire dâajouter: âLe remplacement des ampoules au mercure par des LED est peut-ĂȘtre un exemple classique, mais en le combinant avec lâinstallation de lucarnes intelligentes qui optimisent le contrĂŽle de la lumiĂšre par des miroirs rotatifs (EcoNation LightCatcher), nous avons rĂ©alisĂ© dâemblĂ©e une Ă©conomie stupĂ©fiante (90%) dĂšs cette premiĂšre Ă©tape. En fait, les entrepĂŽts sont allumĂ©s 24 heures sur 24, ce qui permet de rĂ©aliser de telles Ă©conomies. Nous avons aussi Ă©tendu lâutilisation de variateurs de vitesse sur nos pompes et nous nous sommes attaquĂ©s Ă la consommation dâair comprimĂ©. A cette fin, nous avons mis en service un nouveau comÂpresseur plus petit (qui fonctionne plus continuellement), mis en place des systĂšmes de dĂ©Âtection des fuites et quadrillĂ© le rĂ©seau dâair comprimĂ© en zones. Enfin, en 2016, nous avons mis en place la campagne de sensibilisation ENO (Energy No).â
La durabilité prise en compte dans chaque projet
Quoi quâil en soit, les interventions en matiĂšre de gestion de la durabilitĂ© ont dĂ©jĂ donnĂ© de beaux rĂ©sultats, comme le prouve entre autres le certificat ISO 50001 de 2018, mais dans les annĂ©es Ă venir, lâusine dâErtvelde compte encore redoubler dâefforts afin dâoptimiser son volet Ă©nergĂ©tique. âSuite Ă ce premier audit Ă©nergĂ©tique, et aux amĂ©liorations que nous avons mises en Ćuvre, qui ont permis une rĂ©duction de 10% de la consommation dâĂ©nergie dâici la fin de lâannĂ©e - ce qui est considĂ©rable pour lâindustrie - nous avons rĂ©cemment fait rĂ©aliser un autre audit Ă©nergĂ©tique, afin de redĂ©couvrir dâautres possibilitĂ©s dâamĂ©liorationâ, rapporte De Jonghe. âDans le cas des nouveaux investissements, lâefficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et la durabilitĂ©, ainsi que le retour sur investissement et lâaspect sĂ©curitĂ©, seront inclus dans le champ dâapplication au dĂ©but de chaque projet, encore plus quâĂ lâheure actuelle. Cela sâinscrit dans la pensĂ©e selon laquelle la neutralitĂ© en CO2 est vouĂ©e Ă gagner en importance Ă lâavenir dans le cadre de la matrice de dĂ©cision pour lâapprobation des projets. Un de mes grands rĂȘves serait de pouvoir Ă terme produire 50 Ă 60% de lâĂ©lectricitĂ© nĂ©cessaire sur le site grĂące Ă lâĂ©nergie Ă©olienne. A suivre, donc!â
Digital Factory
Toujours plus de données
âEn plus de la durabilitĂ©, notre Ă©nergie sera aussi et surtout au service des donnĂ©es et de leur analyseâ, explique le directeur de lâusine. âNous espĂ©rons ainsi non seulement amĂ©liorer nos processus, mais aussi pouvoir intervenir plus rapidement lorsque quelque chose ne va pas. Cet objectif ne vient pas dâune dĂ©cision du siĂšge social, mais le site dâErtvelde est le candidat idĂ©al pour utiliser les donnĂ©es afin dâajuster les processus. En raison de la forte automatisation, nulle part ailleurs dans le groupe il nây a autant de donnĂ©es disponibles que dans lâUsine Nouvelle. M. Vermeire: âNous espĂ©rons en effet pouvoir dĂ©tecter certaines anomalies du processus Ă un stade prĂ©coce en appliquant lâintelligence artificielle Ă ces donnĂ©es. Faire fonctionner une pompe Ă la moitiĂ© de sa capacitĂ© pendant 8 mois, cela ne devrait pas ĂȘtre autorisĂ©, et dans ces cas, les donnĂ©es peuvent certainement nous aider Ă cibler cette anomalie aprĂšs 1 ou 2 jours. Et il devrait en ĂȘtre de mĂȘme pour les racleurs, les systĂšmes de ventilation, les chargements et les dĂ©chargements, p. ex.â Bien quâErtvelde analyse et traite les donnĂ©es saisies localement, les rĂ©sultats seront Ă©galement partagĂ©s avec le reste du groupe. Câest typique de lâinteraction. P. ex., Ă Paris, ils font actuellement des recherches sur lâUsine NumĂ©rique, et Ă Ertvelde, ils espĂšrent pouvoir conÂvaincre ces spĂ©cialistes de commencer Ă traÂvailler avec leurs donnĂ©es. âDans ce contexte, la cybersĂ©curitĂ© est plus quâun simple point dâattentionâ, ajoute De Jonghe. âNous avons prĂ©vu une sĂ©paration stricte entre le rĂ©seau de bureaux et le rĂ©seau industriel, ce qui constitue un dĂ©fi majeur. A partir du rĂ©seau industriel, les donnĂ©es collectĂ©es sont correctement transfĂ©rĂ©es et visualisĂ©es par notre personnel de bureau, aprĂšs quoi celui-ci peut effectuer les analyses nĂ©cessaires, et les amĂ©liorations potentielles deviennent alors visibles.â
Total Ertvelde, une usine du futur (toujours plus lointain)
Il faut vivre avec son temps, câest pourquoi Total suit de trĂšs prĂšs les Ă©volutions dans le secteur des entraĂźnements pour lâindustrie, la marine et lâautomobile. Il est encore un peu tĂŽt pour savoir sâil sera intĂ©ressant de proposer le pĂ©trole sous forme de service (Oil as a service), avec des capteurs et la surveillance Ă distance comme instruments obligatoires, mĂȘme sâil est dĂ©jĂ possible de surveiller le stock des clients jusquâĂ un IBC ou un baril. âMais si la demande augmente, la surveillance Ă distance avec les clients - sâils sont prĂȘts Ă le faire - pourrait ĂȘtre un scĂ©nario plausible dans lequel nous pourrons affiner notre production et notre logistique. Nous espĂ©rons obtenir dâautres informations dans le cadre du groupe de contact Agoriaâ, explique De Jonghe. âMalheureusement, la pandĂ©mie a un peu compliquĂ© les choses en empĂȘchant les visites dâentreprises. Mais en attendant, jâai pu rencontrer virtuellement plusieurs personnes partageant les mĂȘmes idĂ©es sur la numĂ©risation et lâautomatisation.â ï±
Businessunits de Total Ertvelde
Au total, environ 200 personnes travaillent sur le site, la plupart - 140 dâentre elles - dans la production, complĂ©tĂ©es par 30 personnes chacune pour lâANAC et la logistique.
 1. Production
Lâusine dâErtvelde, avec prĂšs de 187.189 tonnes dâhuile lubrifiante par an, est lâune des plus importantes installations de production en Belgique et en Europe.
 2. Logistique
En termes de logistique, Total Ertvelde incarne un maillon indispensable entre les commandes des filiales europĂ©ennes de Total, dâune part, et ses usines dâEurope du Nord, dâautre part.
âDepuis Ertvelde, nous accompagnons toutes ces commandes jusquâau client final respectif, câest-Ă -dire jusquâĂ lâentrepĂŽt de la succursale la plus proche de notre groupe.â
 3. Analyse
En plus de sa production, Total Ertvelde se distingue aussi par ses analyses ANAC, le laboratoire rĂ©putĂ© oĂč sont analysĂ©s les Ă©chantillons dâhuile des clients professionnels. Chaque annĂ©e, quelque 250.000 analyses de lubrifiants (environ 5.000 Ă©chantillons par semaine) sont effectuĂ©es Ă Ertvelde, et malgrĂ© cette quantitĂ© vertigineuse, il est toujours possible de fournir aux clients un retour dâinformation sur lâĂ©tat du moteur dans les trois jours suivant la rĂ©ception de lâĂ©chantillon. âNous essayons ainsi de rĂ©duire considĂ©rablement le temps dâarrĂȘt annuel des machines des clients. De plus, cette analyse nous permet de tirer parti de lâexpĂ©rience acquise avec toutes sortes de machines, et donc de suggĂ©rer au client la meilleure solution selon notre avisâ, explique Peter De Jonghe. âUn peu comme de la maintenance prĂ©dictive, en fait!â